L'an dernier l'hiver n'a pas été trop dur car j'étais en Californie et la douceur du climat ma fait oublier cette entrée dans ces périodes froides ponctué des fêtes de fin d'année. Un petit bonhomme m'a renvoyé à la réalité et je réalise, en fin d'été, cette approche du froid et les inconvénients qui peuvent en découler.
Ma pensée a vagabondé et a imaginé que peut-être cet hiver ne sera pas proche des ambiances Californiennes et le texte a germé de mon esprit comme pour exorciser cette appréhension.
Le 26 août 2005
Fin d’été
Les jours se réduisent inexorablement,
Le temps maussade accompagne les journées.
Les fenêtres se ferment avec force de claquement
Et l’âtre froid attend le bois parfumé
Qui égayera les soirées de l’hiver dormant.
Et le froid va s’installer et s’acharner.
La nuit va dominer le jour
Les lumières danseront au cœur des gens
Les festivités en miroir d’amour
Vont être conforté par l’échange de présent,
A des fusions d’émotions sans retour
A la vue de minorité blessé dans leur sang.
Le manteau du froid envahi la ville,
Faisant rentrer la population bien pensante
Laissant dehors le pauvre en guenille
Qui tend sa main grelottante
Avant de rejoindre son bidonville
Ou son carton dans une salle d’attente.
Jean-Marie Riéter